Heliodore

22 October 2007

Mieux vaut être protestataire, qu’avoir la prostate à terre ! #7

Aujourd’hui, il n’est pas un sexologue qui condamne la masturbation. Au contraire, on recommande cette pratique tant pour l’épanouissement personnel que pour celui du couple. De plus, on s’entend désormais pour dire qu’une masturbation bien régulée a des effets bénéfiques, ce qui est scientifiquement prouvé. Le plaisir solitaire s’est refait une santé !

Les rapports sexuels, y compris la masturbation, aident à maintenir dans l’organisme un taux élevé de testostérone et d’œstrogènes. La testostérone est bien plus qu’un carburant pour la libido des hommes : elle contribue à fortifier les os et à nourrir les muscles, et aide à maintenir le système cardiovasculaire en bon état. Toute activité de nature sexuelle permet de garder élevé le taux d’oestrogènes chez les femmes, ce qui les protège contre les troubles cardiaques. La masturbation est salutaire pour la prostate et peut prévenir les blocages, toujours douloureux, de cette glande. En outre, accumuler du liquide séminal pendant de trop longues périodes peut causer une congestion de la prostate et, par conséquent, des infections urinaires et des douleurs au moment de l’éjaculation.

Ouille !

N.B: Roumi, sachant que tu es un grand timide, alors, j’ai pensé à toi avec article.

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21 October 2007

La répression de nos jours #6

Au début du XXe siècle, il existait encore des gens persuadés que la masturbation rendait sourd ou aveugle !

De nos jours, la société occidentale est plus tolérante, mais les interdits d’ordre religieux ou psychologiques demeurent très stricts. D’ailleurs, Philippe Brenot confirme que, bien qu’elle soit la pratique sexuelle la plus répandue, la masturbation reste le tabou le plus tenace de la morale sexuelle occidentale. À son avis, le grand drame de la masturbation est qu’on n’en parle pas.

Alors parlons-en !

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20 October 2007

Une pratique dangereuse #5

Revenons au chaste docteur Tissot, farouche pourfendeur de l’onanisme. Comme vous le savez, il a publié en 1760 son ouvrage intitulé L’onanisme, dans lequel il cherchait à persuader ses concitoyens que la masturbation était une pratique rien de moins que dangereuse. Pour le prouver, il a eu recours à des démonstrations scientifiques (celles de l’époque, bien sûr), et a utilisé des récits dont le but était de terrifier ses semblables et de culpabiliser tous ceux qui jouaient à touche-pipi.

Dans ses écrits, il prétendait que la masturbation faisait appel à l’imagination et non à ce qui est naturel. Selon lui, elle causait une grande fatigue et devenait une habitude néfaste qu’il qualifiait de morbide. Mais le pire, c’est que cet acte entraînait systématiquement “l’horreur des regrets”… Dans la préface de l’édition de 1774, il expliquait: “Je me suis proposé d’écrire des maladies produites par la masturbation, et non point du crime de la masturbation: n’est-ce pas d’ailleurs assez en prouver le crime que de démontrer qu’elle est un acte de suicide ?”

Figure dominante d’une certaine répression sexuelle, le docteur Tissot affirmait que la masturbation pouvait rendre apathique, aveugle et sourd. Il disait qu’elle pouvait même causer des troubles mentaux chez les hommes.

On ne se racontera pas d’histoires: les préjugés contre la masturbation ont perduré — quoiqu’avec des conséquences moins dramatiques — jusque dans les années 50. À cette époque, les autorités médicales jugeaient encore cette pratique responsable de nombreux troubles de la santé physique et mentale. On qualifiait souvent ceux qui s’y adonnaient de dégénérés ou de déséquilibrés.

André Lorulot, qui a signé de nombreux livres de sexologie destinés au grand public, tenait à la même époque des propos un peu plus nuancés. En effet, il a fini par reconnaitre que les gens qui se masturbaient pouvaient être “normaux”… Il insistait toutefois sur le fait que le principal danger de la masturbation était de détourner une personne du désir d’une relation sexuelle avec son partenaire de vie.

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19 October 2007

Le mal suprême… #4

Voilà qui nous réconforte un peu, car qui n’est pas coupable aujourd’hui d’avoir fait joujou avec les attributs que le bon Dieu nous a donnés ? Pour montrer à quel point la masturbation était jadis une pratique subversive, Philippe Brenot a dressé un inventaire ahurissant d’expressions qui qualifient l’acte masturbatoire. En effet, l’auteur a répertorié quelque 800 locutions défavorables, puisées dans une centaine d’ouvrages qui traitent de ce vice immonde, de ce “mal suprême” ! Elles révèlent toutes une haine viscérale de cette pratique “hautement condamnable”.

En voici quelques exemples…
Aberration morale, abominable infamie, abus de soi, acte de suicide, acte démoniaque, calamité publique, coupable dérèglement, crime contre l’humanité, débauche manuelle, désœuvrement mortel, exécrable folie, main homicide, outrage hystérique, péché de souillure, etc.
Voilà comment les gens considéraient la masturbation au cours des siècles passés !

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18 October 2007

Attention, Dieu vous surveille ! #3

Jadis, les citoyens n’avaient qu’à bien se tenir, car Dieu les observait jusque dans leur placard. Les auteurs s’en donnaient à cœur joie, s’encourageant les uns les autres à condamner l’onanisme, ce vieux terme qui désigne la masturbation. En 1758, le docteur en médecine Samuel-Auguste Tissot déclarait : “Les plaisirs nuisent toujours aux personnes faibles et leur fréquent usage affaiblit les plus forts.” On parlait alors sans retenue des conséquences suivantes : léthargie, tremblements, affaiblissement et même épilepsie. Le fait de parvenir à l’orgasme en solo était la pire des ignominies.

Dans son brillant essai Éloge de la masturbation, publié aux éditions Zulma en 1997, Philippe Brenot explique que depuis deux siècles sévit “l’interdit tacite de la masturbation, qui a permis de légitimer tant de persécutions mais aussi tant de confessions. Celles de Rousseau, de Sade, de Diderot, de Proust, de Gide…” Oui, ils l’ont tous pratiquée, les vilains ! En racontant l’histoire de cette répression, l’auteur tente en quelque sorte de réhabiliter cet acte controversé qui est pourtant “le plus intime de notre vie personnelle, mais à la fois le plus naturel, le plus normal, le plus nécessaire à l’épanouissement de la sexualité”.

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17 October 2007

Masturbation et répression #2

On le confirme, la masturbation est encore l’un des plus grands tabous de notre époque. Alors, imaginons ce que ça a dû être il y a 50 ans, 100 ans ou… 300 ans ! Le plaisir solitaire a décidément une sale réputation.

Pour mieux comprendre ce qui a rendu cette pratique si controversée, remontons dans le temps, à l’époque où le clergé faisait la pluie et le beau temps. C’est à Michel de Montaigne (1533-1592) qu’on doit vraisemblablement la création du mot “masturbation” C’est sur un ton lapidaire qu’il a écrit: “Diogène, exerçant en public sa masturbation, faisait souhait en présence du peuple assistant, qu’il pût ainsi saouler son ventre en le frottant.” Voilà qui ne date pas d’hier. Que de branlettes en catimini ont été pratiquées depuis ces temps reculés!

Vers la fin du XVIIe siècle, les auteurs se sont succédé pour porter aux nues la vie conjugale. Les pulsions sexuelles étaient considérées comme normales, tant et aussi longtemps qu’elles étaient assumés à l’intérieur du couple. “Que faire contre la puissance du désir ?” reconnaissait volontiers un certain Nicolas Venette, auteur du Tableau de l’amour conjugal (1686). “On épuiserait plutôt la mer !” Pour lui, comme pour les autres écrivains de l’époque, la libido n’avait rien de malsain, pourvu qu’elle ne fût pas “gaspillée” par des actes solitaires “sales et répréhensibles”.

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16 October 2007

Madame “La Main” #1

“Cette maladie attaque les jeunes ou les libidineux. Ils n’ont pas de fièvre et, quoiqu’ils mangent bien, ils maigrissent et se consument…”
Samuel-Auguste Tissot
Dr en Médecine (1758)

A la fin du XVIIIe siècle, les Européens les plus en vue accourent dans la capitale vaudoise – des voisins tels que Voltaire et Rousseau, jusqu’à des hôtes royaux, tels que le roi de Pologne et le prince-électeur de Hanovre – pour consulter le Docteur Samuel-Auguste Tissot. L’homme est internationalement convoité, à tel point que l’Académie de Lausanne décide de le nommer professeur – et peu importe si la médecine n’y est pas encore enseignée… La raison de cet engouement? Le savant est certes connu pour son œuvre dans le domaine des maladies neurologiques, mais c’est un ouvrage rédigé en latin en 1758, puis traduit en de multiples langues et diffusé aux quatre coins du continent qui le fait connaître: «De l’onanisme: Essai sur les maladies produites par la masturbation».

Pour le plaisir, une autre citation du docteur Tissot :
“les femmes qui se masturbaient pouvaient devenir hystériques, un mal qu’on traitait par l’enfermement dans des prisons ou des asiles, le port de la camisole de force et l’ablation du clitoris. ”

Cool, non ?

Vous pouvez télécharger gratuitement ce livre sur le site de la BNF

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15 August 2007

Taquiner la petite bête

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D’abord, un mot sur le clitoris, l’organe qui joue un rôle central dans l’atteinte de l’orgasme féminin. À noter qu’il n’existe qu’un autre organe qui a pour seule fonction de donner du plaisir: le mamelon de l’homme, mais il ne joue pas dans la même ligue que le clitoris!

Bien stimulé, le clitoris peut rester gonflé pendant des heures. Un peu avant l’orgasme, il se rétracte sous le capuchon; il est alors plus sensible à la stimulation. À ce moment, l’atteinte de l’orgasme est imminente. Petite remarque: vous pouvez “taquiner” votre partenaire durant les préliminaires, par exemple en caressant toutes les parties de son sexe (petites lèvres, anus, etc.), sauf son clitoris. Vous pouvez également lui dire que vous ne toucherez pas à son clitoris; rien de tel pour qu’elle en brûle d’envie ! L’idée, c’est de rendre l’exercice ludique et un brin pervers. L’homme écarte les petites lèvres pour bien exposer le capuchon, puis le repousse afin de voir le clitoris et de bien “l’ancrer”.

La caresse qui rend raide dingue

En principe, les caresses peuvent être brèves ou longues, mais il est préférable de les varier. Il est toutefois impératif de bien connaître les préférences de sa partenaire afin de la satisfaire pleinement. Cela dit, la meilleure caresse pour faire grimper sa partenaire aux rideaux est brève et doit être prodiguée sur le coin supérieur gauche de son clitoris.

Pour y arriver, le pouce de la main qui caresse doit “ancrer” le capuchon pour qu’il reste relevé, tandis que l’index se place sous ledit capuchon. L’autre pouce est à la base de “l’introït”. L’objectif est de ne jamais lâcher le clitoris, celui-ci ayant tendance à se dérober lorsqu’on y exerce une pression. L’important est de bien coincer ce petit fuyard; c’est le secret de la réussite ! Pendant que vous caressez votre partenaire, il ne faut pas vous gêner pour la complimenter, avec sincérité et douceur.

Source
L’Orgasme Sensuel Extrême (OSE) : Donner un plaisir intense à une femme
de Vera et Steve Bodansky

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2 August 2007

Occupez vous de vos mecs !

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S’occuper de son mec: plus subtil qu’on ne le croit

La masturbation peut être un terrain fertile en expériences des plus créatrices; elle permet d’essayer des caresses de toute intensité.

Primo
En commençant, il est bon d’envelopper le pénis dans sa main pour que le premier contact soit vraiment intense. Ce geste indiquera au gars que vous prenez vraiment les choses en main, sans gêne ni hésitation, et il en sera tout excité.

Deuzio
Comme lorsqu’il s’agit d’une femme, on peut amener l’homme au plaisir en y allant par «paliers», c’est-à-dire en faisant des pauses après avoir fait augmenter l’excitation d’un cran. Il s’agit de «construire» pas à pas son orgasme, en faisant gonfler son sexe pour l’amener au bord de la jouissance, puis de relâcher un peu pour ensuite tenter de faire grimper son excitation d’un degré supplémentaire.

Tertio
Bien des femmes devraient comprendre qu’un homme, comme elles, peut atteindre un orgasme plus intense et plus puissant s’il est amené à des plateaux supérieurs d’excitation. Habituellement, juste avant l’érection, le pénis peut atteindre un état de seconde érection, au cours duquel le gland devient d’un rouge violacé et se gonfle, comme s’il allait éclater.

Quarto (un conseil qui vaut de l’or)
Lorsqu’ils se masturbent, certains hommes arrivent à sentir à quel moment ils atteindront le point de non-retour, état qu’ils peuvent gérer en changeant leur façon de se caresser. L’idéal, pour les femmes, serait de savoir comment se masturbe un homme expérimenté. Par ailleurs, au moment où, après l’avoir sensuellement et longuement masturbé, la femme sent qu’il est sur le point de venir, elle peut le troubler encore davantage en lui annonçant qu’elle va le faire jouir au prochain sommet et qu’il ne pourra l’en empêcher.

Quinto (un conseil qui vaut un diamant)
La femme peut être amenée à vivre en cet instant une sorte de fusion avec le plaisir de son partenaire. Constatant le niveau de son excitation, elle devient elle-même plus excitée. Alors qu’il extériorise cet état en prononçant des paroles crues et encourageantes, il s’approche encore plus de la jouissance, ce qui excite sa partenaire encore davantage, et ainsi de suite. Il s’agit d’une spirale infernale qui mène droit au plaisir!

Avancée par l’arrière

Bien qu’ils n’aient pas tous vécu cette expérience, les gars qui l’ont fait ont adoré se faire tripoter l’appareil génital par derrière, alors qu’ils sont sur les genoux. Une main douce enduite d’huile qui se glisse entre leurs jambes pour saisir tout leur «paquet» est un puissant stimulateur érotique qui les amènera rapidement aux frontières de l’orgasme.

Mais il ne s’agit pas que de lui pétrir l’engin: il faut l’encourager à s’exprimer, à décrire quelles caresses il préfère, afin de pousser celles-ci toujours plus loin. On peut tirer (en respectant les angles) sa queue en érection pour la faire pointer vers le bas, puis la remonter vers son ventre pour qu’elle y frotte dans un mouvement d’essuie-glace. On n’oublie pas de lui tripatouiller aussi les couilles en appuyant sous le scrotum et sur la prostate, pour maintenir ou accentuer son érection.

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23 July 2007

C’est pas juste.

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Le gland du pénis compte 4 000 terminaisons nerveuses, soit 50% de moins que le clitoris.
Alors, les filles, bichonnez votre Chéri avec amour, le pauvre !

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