Victor Hugo
Pendant son exil sur l’île de Jersey, exilé, malade, persécuté par une France qu’il aimait tant, Victor Hugo montait chaque soir contempler le coucher de soleil sur la falaise.
Là, il s’asseyait sur un banc et se livrait à de profondes méditations. A la fin, il se levait, choisissait un caillou plus ou moins gros et, du haut du rocher, le jetait avec satisfaction dans l’eau.
Ce manège n’avait pas échappé au groupe d’enfants qui jouait dans le voisinage. Un soir, une petite fille plus hardie que ses compagnons s’approcha du grand homme.
- Monsieur, pourquoi lancez-vous ces cailloux ?
Le poète sourit gravement :
- Ce ne sont pas des cailloux que je jette à la mer, mon enfant, ce sont mes lamentations.
Cette action symbolique comporte une leçon valable pour le monde d’aujourd’hui. Combien d’entre nous, et non des plus malheureux, passent leur temps à se plaindre, à s’attendrir sur eux-mêmes ? Cette attitude finit par engendrer une sorte d’indifférence à nos semblables : on reste prisonnier d’un univers dont nous sommes le centre.
Victor Hugo était un homme comme les autres : il lui arrivait de se plaindre. Mais, il avait au moins la force de se débarrasser de ses jérémiades en les envoyant au loin. Ensuite, il redevenait réceptif au monde, aux autres. Vous aussi, apprenez à jeter vos petits soucis à la mer…
“Nous pouvons jeter des pierres, nous plaindre d’elles, trébucher dessus, les escalader, ou les utiliser pour construire.”
Victor Hugo



Je pense qu’il avait entièrement raison d’agir ainsi, mais ça serait super aussi de pouvoir jetter en mer certaines personnes qui n’arrêtent pas de se lamenter
)))!!
Comment by fridka — 31 January 2008 @ 12:50 p
Ouais enfin tu oublies de dire que Victor Hugo soulageait aussi ses frustrations dans les bras de tout ce qui portait jupons à Jersey ! :p ça aide aussi !
Et puis il n’était pas persécuté par la France mais en raison de son opposition à celui qu’il avait baptisé “Napoléon le Petit”. :p
Comment by Roumi — 13 February 2008 @ 2:36 p