VIOLences conjugales

“Quitte-le, car tu ne le changeras pas !” Cela semble évident pour l’entourage de ces femmes; pourtant, la séparation d’avec un conjoint violent est rarement la première solution qui s’impose. Les femmes, grandes victimes des agressions familiales, s’isolent alors dans un cycle de violence qui dure, encore et encore…
Manipulation des émotions
En manipulant les émotions de sa femme, le conjoint-agresseur la domine complètement. Chaque agression est suivie d’excuses et d’un comportement gentil. Chaque fois, cet homme se métamorphose en un être aussi adorable que le Chat botté dans Shrek 2. Pour se faire pardonner, il fait des cadeaux, des courses, des rénovations, etc. Il crée une “lune de miel” où tout redevient possible pour la conjointe. En plus de se sentir coupable de la violence dont elle est victime, celle-ci espère “que cette fois, il a compris”, “qu’il est peut-être en train de changer” ou, simplement, “qu’il ne recommencera plus”. C’est à ce moment que la violence augmente. Avec le temps, les périodes de lune de miel se font plus rares. La victime se sent alors coupable, et le cycle recommence.
Pas besoin d’amour !
La plupart des victimes de violence conjugale pensent que, si leur homme a plus d’amour, il sera moins violent. Ce qu’elles ne savent pas, c’est qu’un homme violent n’a pas plus besoin d’amour qu’un lion à l’état sauvage. De nouvelles études montrent en fait que la violence serait liée à un manque de sérotonine dans le cerveau. On pourrait comparer cette amine aux freins d’une voiture: sans eux, des “accidents” se produisent. Par ailleurs, le conjoint-agresseur est incapable de mettre ses émotions négatives en mots. Il n’a pas appris à régler ses problèmes autrement qu’en frappant. Il a des manques que l’amour ne comblera pas. Il doit trouver des façons de contrôler ses pulsions destructrices. Point à la ligne !
Partir ou rester?
Il ne s’agit pas de se demander si on doit quitter un conjoint violent. La vraie question est: est-ce que je m’aime suffisamment pour assurer ma protection et celle des miens? Les femmes confrontées à cette situation sont parfois si violentes envers elles-mêmes que ce qu’elles subissent devient supportable. Comme elles se dénigrent souvent davantage que ne le fait leur partenaire, elles n’arrivent pas à dénoncer la violence dont elles sont victimes. Pour se protéger, il faut d’abord trouver qu’on en vaut la peine. Travailler à bâtir l’estime de soi est un objectif prioritaire pour toute victime de violence qui éprouve de la honte. Une femme battue a “un urgent besoin” d’amour de soi. Et si elle sortait de son isolement en demandant de l’aide ?



Totally agree…
Mais qu’en est-il de la violence verbale? Est-elle aussi dûe au manque de sérotonine? Car même si elle se présente sous un autre aspect, elle n’en demeure pas moins une forme de violence tout aussi hmiliante, abjecte, et révoltante que la violence physique… L’accepter serait également piétiner l’estime de soi, et, par conséquent, un besoin impératif de revalorisation s’imposerait.
Demander de l’aide? A mon avis, l’unique forme de véritable aide c’est de se résoudre à en sortir soi-même. Tout le reste suivra…
Comment by Louza — 25 October 2007 @ 2:59 p
Totally agree…
Mais qu’en est-il de la violence verbale? Est-elle aussi dûe au manque de sérotonine? Car même si elle se présente sous un autre aspect, elle n’en demeure pas moins une forme de violence tout aussi hmiliante, abjecte, et révoltante que la violence physique… L’accepter serait également piétiner l’estime de soi, et, par conséquent, un besoin impératif de revalorisation s’imposerait.
Demander de l’aide? A mon avis, l’unique forme de véritable aide c’est de se résoudre à en sortir soi-même. Tout le reste suivra…
Comment by Louza — 25 October 2007 @ 3:00 p
C’est pas aussi une question d’autonomie financière ?
Comment by casse couille — 25 October 2007 @ 11:49 p
Bonjour Héliodore et merci de votre commentaire concernant les cauchemars sur mon autre site.
je tiens maintenant un blog citoyen qui me prend du temps et il est vrai que je retourne moins sur l’autre et que je vais par là-même un peu moins du côté de la Tunisie, ce que je regrette car votre texte de ce jour est une question primordiale. J’aurais aimé que vous abordiez aussi le problème des personnes qui ont été maltraitées et qui font la même chose étant adulte. Un enfant qui est témoin d’actes comme ceux que vous décrivez par exemple et de la non réaction de sa mère qui ne quitte pas le mari/père agresseur, peut en déduire inconsciemment que les coups sont des preuves d’amour pour les garçons, en recevoir pour les filles. Certes, rien n’est simple et partir pour une femme est une grosse épreuve. Que va en penser sa famille ? Va-t-on la croire ? Car souvent la violence est dissimulée…En ce qui concerne les agressions verbales, cela commence comme cela, mais on peut aussi avoir à faire à un pervers manipulateur qui n’existe qu’en humiliant l’autre, en le rabaissant, en l’ayant sous sa coupe, en lui faisant croire que seul lui ou elle peut l’aimer et que sans lui ou elle, point de salut ni de vie. Et puis, il y a les deux bien entendus, maltraitance verbale et physique…
Je ne sais pas s’il existe des structures d’accueil pour les femmes de ce type en Tunisie, Il y en a en France, trop peu selon les régions, trop peu pour les femmes qui meurent sous les coups de leur conjoint. Ici c’est une femme tous les trois jours qui en meurent. Et c’est honteux, pour notre société, pour les femmes, pour les hommes, pour les enfants…
Quand dirons-nous tous qu’il est interdit, mais absolument interdit de battre sa femme sous quelque prétexte quelqu’il soit, même un pseudo texte mal interprêté d’un livre saint ?
Comment by Circé — 2 November 2007 @ 5:21 p
hello helio merci de ton passage
http://saipamoua.blogspot.com/search/label/sans%20commentaire en réponse à ta note
bisous
Comment by saikiki — 2 November 2007 @ 9:37 p
Please!
Send an email to the Brazil embassj in your country and report the injustice that the brazilian courts are making with this girl.
The resignation is to stop the evolution. (David Santos in times without end)
Thank you
Comment by David Santos — 3 November 2007 @ 4:55 p