Vous avez tous noté qu’il était de bon ton, depuis quelques années déjà, d’éradiquer les poils à l’entrejambe des femmes, mais aussi des hommes. Sara Ramsey, urologue à Glasgow, publie la première étude sérieuse sur le sujet. Il en ressort que l’acomoclitisme, c’est-à-dire le fétichisme des sexes glabres, se développe dans le monde entier. Il est toutefois préciser que l’épilation pubienne n’a rien de moderne, puisqu’on en trouve trace dès l’Egypte ancienne. C’est plutôt l’inverse en fait : le poil pubien fait son apparition en 1800 dans un tableau de Goya, La Maja nu.
Les films pornographiques des années 90 ont ensuite inversé la tendance en imposant la mode du sexe imberbe. Et Sara Ramsey va même plus loin en avançant que “l’acceptation de l’épilation pubienne en tant que norme pourrait être liée à l’accessibilité de la pornographie sur Internet”.
Aujourd’hui, il existe une palette de toisons pubiennes que Sara Ramsey classe selon cinq catégories : la première, appelée “Hollywood”, correspond à une épilation totale et parfaite. Ensuite, vient le “Brésilien” ou “piste d’aviation”, simple bande de poils. Le “Playboy” ou “sicilien” est un triangle de poils. Le “Bikini” s’adapte pile-poil aux dimensions du maillot. Et on termine par le stade naturel, tel que la nature en a décidé.
Les adeptes de l’épilation invoquent souvent des questions d’hygiène, qui sont sans fondement vu qu’un poil n’est pas sale dès que l’on se lave. En revanche, l’épilation présente l’avantage de limiter la propagation des morpions. Ces dernières années, le nombre d’infestations par ce parasite à été divisé par trois, diminution attribué à l’épilation.
Source : Charlie Hebdo